Boîte à outils 10 Courbe d’offre

Dans cette Boîte à outils, nous montrons comment lire une courbe d’offre et interpréter sa pente et ses déplacements.

courbe d’offre
La courbe d’offre qui montre les quantités qui seraient produites pour chaque prix donné. Pour un marché, elle montre la quantité totale que toutes les entreprises pourraient produire pour chaque prix donné.

Prenez l’exemple d’une ville où un grand nombre de petites boulangeries font du pain et le vendent directement aux consommateurs. Pour trouver la courbe d’offre du marché, il suffit d’additionner les quantités mises sur le marché par chaque boulangerie pour chaque niveau de prix.

Comment lire une courbe d’offre ?

Supposez qu’il y ait 50 boulangeries. Il suffit de calculer la quantité mise sur le marché par une boulangerie pour un prix donné, et de la multiplier par 50 pour trouver l’offre totale sur le marché correspondant à ce prix. Les étapes de l’analyse du Graphique 1 montrent comment cela fonctionne, lorsque toutes les boulangeries ont les mêmes fonctions de coût.

Boîte à outils 9 :

Comment lire une fonction de coût et interpréter sa pente.

Courbes d’offre de l’entreprise et du marché.

Graphique 1 Courbes d’offre de l’entreprise et du marché.

© L’équipe CORE. L’économie. (CC BY-NC-ND 4.0)

Courbe d’offre de l’entreprise

Il y a 50 boulangeries, qui ont toutes les mêmes fonctions de coût. Si le prix du marché est de 2,35 euros, chaque boulangerie produit 120 miches de pain.

Graphique 1a Il y a 50 boulangeries, qui ont toutes les mêmes fonctions de coût. Si le prix du marché est de 2,35 euros, chaque boulangerie produit 120 miches de pain.

Courbe d’offre du marché

Lorsque P = 2,35 €, chaque boulangerie met sur le marché 120 miches de pain, et l’offre du marché est 50 × 120 = 6 000 miches de pain.

Graphique 1b Lorsque P = 2,35 €, chaque boulangerie met sur le marché 120 miches de pain, et l’offre du marché est 50 × 120 = 6 000 miches de pain.

Et si les entreprises avaient des coûts différents ?

Si les boulangeries avaient des fonctions de coût différentes les unes des autres alors, pour un prix de 2,35 euros, certaines produiraient plus de miches de pain que d’autres, mais nous pourrions toujours les additionner afin de trouver l’offre du marché.

Graphique 1c Si les boulangeries avaient des fonctions de coût différentes les unes des autres alors, pour un prix de 2,35 euros, certaines produiraient plus de miches de pain que d’autres, mais nous pourrions toujours les additionner afin de trouver l’offre du marché.

La courbe d’offre du marché indique la quantité totale produite par l’ensemble des boulangeries pour n’importe quel niveau de prix donné. Par exemple, si le prix du marché est 2,75 euros, l’offre totale du marché est 7 000.

Comment interpréter la pente d’une courbe d’offre ?

Sur le marché du pain dans notre ville factice, il y a de nombreux clients et de nombreuses boulangeries.

Supposez que vous soyez le propriétaire d’une petite boulangerie. Chaque matin, vous devez décider de la quantité de miches de pain à produire et du prix auquel les vendre.

Le profit de l’entreprise est la différence entre ses recettes (le prix multiplié par la quantité vendue) et ses coûts totaux, C(Q) :

coût moyen
Le coût total de la production d’une entreprise divisé par le nombre d’unités produites.

De manière équivalente, le profit est le nombre d’unités produites multiplié par le profit par unité, qui est la différence entre le prix et le coût moyen (CM).

profit économique
Les recettes d’une entreprise auxquelles on soustrait les coûts totaux (y compris le coût d’opportunité du capital).
profits normaux
Correspondent aux profits économiques nuls et impliquent que le taux de profit est égal au coût d’opportunité du capital. Voir également : profit économique, coût d’opportunité du capital.
coût d’opportunité du capital
La quantité de revenu qu’un investisseur aurait pu obtenir en investissant l’unité de capital ailleurs.

Cette formule correspond au profit économique. Le profit économique est le profit supplémentaire par rapport au rendement minimal exigé par les actionnaires, qui est appelé le profit normal. Rappelez-vous que la fonction de coût prend en compte le coût d’opportunité du capital (les paiements faits aux actionnaires pour les inciter à prendre des parts). Si le prix était égal au coût moyen (P = CM), vos profits économiques seraient nuls. Vous, en tant que propriétaire, obtiendriez un rendement normal sur votre capital.

preneur de prix
Caractéristique des producteurs et des consommateurs qui ne peuvent pas bénéficier d’une transaction à un prix autre que celui à l’équilibre du marché concurrentiel. Ils n’ont aucun pouvoir pour influencer le prix du marché.

Si de nombreuses entreprises fabriquent des produits identiques et si les clients peuvent facilement passer d’une entreprise à l’autre, alors les entreprises sont preneuses de prix à l’équilibre. Elles n’auraient aucun avantage à vendre à un prix différent de celui en vigueur.

Pour voir la manière dont les entreprises preneuses de prix agissent, supposez aussi que les boulangeries à proximité vendent des miches de pain identiques aux vôtres pour 2,35 euros. C’est le prix du marché en vigueur, et vous ne serez pas en mesure de vendre votre pain à un prix plus élevé, car personne ne l’achèterait. Vous êtes donc preneur de prix.

Les étapes de l’analyse du Graphique 2 montrent comment prendre votre décision.

Prix et quantité maximisant le profit d’une boulangerie.

Graphique 2 Prix et quantité maximisant le profit d’une boulangerie.

© L’équipe CORE. L’économie. (CC BY-NC-ND 4.0)

Courbes de coût moyen et marginal

La boulangerie a une courbe de coût marginal ascendante. Sur la courbe de coût moyen, le niveau de profit est nul. Quand le coût marginal est supérieur au coût moyen, la courbe de coût moyen est ascendante.

Graphique 2a La boulangerie a une courbe de coût marginal ascendante. Sur la courbe de coût moyen, le niveau de profit est nul. Quand le coût marginal est supérieur au coût moyen, la courbe de coût moyen est ascendante.

Absence d’influence sur le prix

La boulangerie est preneuse de prix. Le prix du marché est P* = 2,35 €. Si vous choisissez un prix plus élevé, les clients se tourneront vers d’autres boulangeries.

Graphique 2b La boulangerie est preneuse de prix. Le prix du marché est P* = 2,35 €. Si vous choisissez un prix plus élevé, les clients se tourneront vers d’autres boulangeries.

Prix maximisant le profit

Vous devriez produire 120 miches de pain par jour, et les vendre au prix du marché, soit 2,35 euros pièce. Vous réaliseriez alors un profit de 80 euros par jour, en plus des profits normaux.

Graphique 2c Vous devriez produire 120 miches de pain par jour, et les vendre au prix du marché, soit 2,35 euros pièce. Vous réaliseriez alors un profit de 80 euros par jour, en plus des profits normaux.

Quantité maximisant le profit

La quantité maximisant vos profits, Q* = 120, est représentée par le point où le prix du marché est égal au coût marginal : le coût marginal associé à la production de la 120e miche de pain est égal au prix du marché.

Graphique 2d La quantité maximisant vos profits, Q* = 120, est représentée par le point où le prix du marché est égal au coût marginal : le coût marginal associé à la production de la 120e miche de pain est égal au prix du marché.

Les courbes de coûts marginal et moyen sont dessinées sur le Graphique 2. Vos coûts marginaux augmentent avec votre production de pain. Lorsque la quantité produite est faible, les coûts marginaux sont faibles, proches de 1 euro : une fois les pétrins, fours et autres équipements installés et un boulanger employé, le coût additionnel associé à la production d’une miche de pain est relativement faible, mais le coût moyen d’une miche est élevé. Lorsque le nombre de miches produites quotidiennement augmente, le coût moyen diminue mais les coûts marginaux augmentent progressivement, car vous devez employer plus de personnel et utiliser l’équipement de manière plus intensive. Lorsque la quantité produite est très élevée, le coût marginal devient supérieur au coût moyen ; ce dernier augmente alors de nouveau.

Votre choix optimal est P* = 2,35 € et Q* = 120. Pour comprendre pourquoi, souvenez-vous que le profit est la différence entre les recettes et les coûts, de sorte que, pour n’importe quelle valeur de la production, la variation des profits lorsque la production augmente d’une unité (le profit marginal) est égale à la différence entre la variation des recettes et la variation des coûts :

Ainsi :

Si votre prix est plus élevé que P*, la demande pour vos produits sera égale à zéro. En choisissant un prix égal ou inférieur à P*, vous pouvez vendre autant de miches de pain que vous le souhaitez.

Ainsi :

Si vous augmentez votre production jusqu’à un niveau où le coût marginal est supérieur à P*, le coût de fabrication de la dernière unité serait supérieur à P*, de telle sorte que vous réaliserez une perte sur cette unité et pourriez augmenter vos profits en réduisant le niveau de production. Si vous produisez à un niveau où le coût marginal est inférieur à P*, vous pourriez produire au moins une unité supplémentaire et réaliser un profit sur sa vente. Vous auriez donc intérêt à augmenter le volume de production jusqu’à ce que le coût marginal soit égal à P*. Les profits y sont maximaux.

Dans ce cas :

Le Graphique 2 illustre une caractéristique très importante des entreprises preneuses de prix. Elles choisissent de produire une quantité telle que le coût marginal soit égal au prix du marché. Ce résultat important est à retenir. Cependant, il doit être interprété avec précaution. Quand nous affirmons que « pour une entreprise preneuse de prix, le prix est égal au coût marginal » cela ne signifie pas que l’entreprise choisit un prix égal à son coût marginal, au contraire. Cela signifie que l’entreprise accepte le prix du marché, et choisit la quantité telle que le coût marginal égale le prix du marché.

Imaginez de nouveau que vous êtes le propriétaire de la boulangerie. Que feriez-vous si le prix du marché venait à changer ? Les étapes de l’analyse du Graphique 3 montrent qu’au fur et à mesure que les prix changent, vous choisiriez des points différents sur la courbe de coût marginal.

Courbe d’offre de l’entreprise.

Graphique 3 Courbe d’offre de l’entreprise.

© L’équipe CORE. L’économie. (CC BY-NC-ND 4.0)

Un changement de prix

Quand le prix du marché est de 2,35 euros, vous fournissez 120 miches de pain. Que feriez-vous si le prix venait à changer ?

Graphique 3a Quand le prix du marché est de 2,35 euros, vous fournissez 120 miches de pain. Que feriez-vous si le prix venait à changer ?

Si le prix augmente

Afin de maximiser vos profits, vous devriez produire 163 miches de pain par jour, si le prix du marché augmentait, passant à 3,20 euros.

Graphique 3b Afin de maximiser vos profits, vous devriez produire 163 miches de pain par jour, si le prix du marché augmentait, passant à 3,20 euros.

Si le prix diminue

Si le prix baissait et passait à 1,52 euro, vous ne pourriez plus atteindre que la courbe bleue la plus claire. Votre meilleur choix serait de produire 66 miches de pain et votre profit économique serait nul.

Graphique 3c Si le prix baissait et passait à 1,52 euro, vous ne pourriez plus atteindre que la courbe bleue la plus claire. Votre meilleur choix serait de produire 66 miches de pain et votre profit économique serait nul.

La courbe de coût marginal est la courbe d’offre

Dans tous les cas, vous choisissez le point situé sur votre courbe de coût marginal pour lequel le coût marginal est égal au prix du marché. Votre courbe de coût marginal est donc votre courbe d’offre.

Graphique 3d Dans tous les cas, vous choisissez le point situé sur votre courbe de coût marginal pour lequel le coût marginal est égal au prix du marché. Votre courbe de coût marginal est donc votre courbe d’offre.

Pour une entreprise preneuse de prix, la courbe de coût marginal est la courbe d’offre : elle indique, pour tout prix, la quantité à produire afin de maximiser le niveau de profit, qui est la quantité que l’entreprise choisira de mettre sur le marché.

Remarquez toutefois que si le prix baissait jusqu’à devenir inférieur à 1,52 euro, votre boulangerie accuserait des pertes. La courbe d’offre indique la quantité de miches de pain à produire afin de maximiser vos profits, mais lorsque le prix est à ce point faible, le profit économique devient négatif. Choisir la quantité suggérée par la courbe d’offre vous permet uniquement de minimiser vos pertes. Dans ce cas de figure, il vous faudrait décider si continuer à fabriquer du pain en vaut la peine. Votre décision dépend de ce que vous pensez qu’il va se produire.

La courbe d’offre du marché correspond donc à la courbe de coût marginal du marché. Elle représente aussi le coût marginal de production d’une miche de pain, exactement comme la courbe d’offre de l’entreprise. Pour chaque boulangerie, le coût marginal (le coût de production d’une miche supplémentaire) est de 2,75 euros. Cela signifie que le coût de production de la 7 001e miche sur le marché est de 2,75 euros, quelle que soit l’entreprise qui la produit. Chacune a une courbe d’offre correspondant à sa propre courbe de coût marginal, de telle sorte que nous savons quelle quantité chaque boulangerie fournira, pour n’importe quel prix du marché donné.

Comment interpréter les déplacements d’une courbe d’offre

Rappelez-vous que la courbe d’offre représente le coût marginal de production du pain. Supposez que les boulangeries adoptent une nouvelle technique de production permettant à chaque ouvrier de faire du pain plus rapidement. Cela induit une baisse du coût marginal associé à la production d’une miche, quel que soit le niveau de production. En d’autres termes, la courbe de coûts marginaux de chaque boulangerie se décale vers le bas.

Boîte à outils 11 :

Comment lire une courbe de demande et interpréter sa pente et ses déplacements.

Le Graphique 4a présente les courbes d’offre et de demande initiales des boulangeries. Quand la courbe de coût marginal de chaque boulangerie baisse, la courbe d’offre du marché du pain en fait autant. Suivez les étapes de l’analyse du Graphique 4a pour voir ce qu’il se passe ensuite.

Augmentation de l’offre de pain : baisse du coût marginal.

Graphique 4a Augmentation de l’offre de pain : baisse du coût marginal.

© L’équipe CORE. L’économie. (CC BY-NC-ND 4.0)

Point d’équilibre initial

Les boulangeries de la ville démarrent au point A, avec une production de 5 000 miches, vendues au prix unitaire de 2 euros.

Graphique 4aa Les boulangeries de la ville démarrent au point A, avec une production de 5 000 miches, vendues au prix unitaire de 2 euros.

Diminution des coûts marginaux

La courbe d’offre du marché se déplace ensuite en raison de la diminution des coûts marginaux des boulangeries. Elle se déplace vers le bas, car à chaque niveau de production, le coût marginal (et donc le prix auquel elles sont prêtes à fournir du pain) est plus faible.

Graphique 4ab La courbe d’offre du marché se déplace ensuite en raison de la diminution des coûts marginaux des boulangeries. Elle se déplace vers le bas, car à chaque niveau de production, le coût marginal (et donc le prix auquel elles sont prêtes à fournir du pain) est plus faible.

Augmentation de l’offre

La courbe d’offre s’est déplacée vers le bas. Une autre manière de voir ce changement est de dire que la courbe d’offre s’est déplacée vers la droite. Comme les coûts ont baissé, la quantité mise sur le marché par les boulangeries pour chaque niveau de prix sera plus élevée – ce qui revient à une augmentation de l’offre.

Graphique 4ac La courbe d’offre s’est déplacée vers le bas. Une autre manière de voir ce changement est de dire que la courbe d’offre s’est déplacée vers la droite. Comme les coûts ont baissé, la quantité mise sur le marché par les boulangeries pour chaque niveau de prix sera plus élevée – ce qui revient à une augmentation de l’offre.

Offre excédentaire lorsque le prix reste 2 euros

L’effet de la baisse du coût marginal est une augmentation de l’offre sur le marché. Au prix d’origine, il y a plus de pains que ce que les acheteurs veulent acheter (offre excédentaire). Les boulangeries seront enclines à baisser leurs prix.

Graphique 4ad L’effet de la baisse du coût marginal est une augmentation de l’offre sur le marché. Au prix d’origine, il y a plus de pains que ce que les acheteurs veulent acheter (offre excédentaire). Les boulangeries seront enclines à baisser leurs prix.

Nouveau point d’équilibre

Le nouvel équilibre du marché se trouve en B, où plus de pains sont vendus et le prix est plus faible. La courbe de demande n’a pas changé de place, mais la baisse du prix a conduit à une augmentation de la quantité de pains demandée, le long de la courbe de demande.

Graphique 4ae Le nouvel équilibre du marché se trouve en B, où plus de pains sont vendus et le prix est plus faible. La courbe de demande n’a pas changé de place, mais la baisse du prix a conduit à une augmentation de la quantité de pains demandée, le long de la courbe de demande.

L’amélioration de la technologie de fabrication du pain conduit à :

  1. une augmentation de l’offre
  2. une baisse du prix du pain
  3. une augmentation de la quantité vendue.
rente économique
Le surcroît de paiement ou d’un autre bénéfice reçu par l’individu par rapport à ce qu’il aurait reçu avec son alternative de second rang (ou option de réserve).

Une autre cause d’un changement de l’offre sur un marché est l’entrée de nouvelles entreprises ou la sortie d’entreprises existantes. Nous avons analysé l’équilibre du marché du pain dans le cas où il y avait 50 boulangeries dans la ville. Si les profits économiques sont supérieurs à zéro, les entreprises reçoivent une rente économique, incitant d’autres entreprises à investir dans le secteur de la boulangerie.

coûts d’entrée
Coûts initiaux qui seraient subis quand un vendeur entre dans un marché ou une industrie. Ceux-ci incluent les coûts d’acquisition et d’équipement de nouveaux locaux, la recherche et développement, les brevets nécessaires, ainsi que les coûts liés à la recherche et l’embauche du personnel.

Puisqu’il y est possible de réaliser des profits supérieurs aux profits normaux en vendant du pain dans cette ville, de nouvelles boulangeries peuvent décider d’entrer sur le marché. Il y aura quelques coûts d’entrée à payer, par exemple liés à l’acquisition et à l’équipement des locaux, mais s’ils ne sont pas trop élevés (ou si la revente des locaux et des équipements en cas d’échec est facile), cela vaut la peine de se lancer.

Souvenez-vous que nous pouvons déterminer la courbe d’offre de marché en additionnant les quantités de miches de pain mises sur le marché par chaque entreprise, pour chaque niveau de prix donné. Quand des boulangeries supplémentaires entrent sur le marché, davantage de pain est mis sur le marché pour chaque niveau de prix. Bien que la raison de l’augmentation de l’offre soit différente de celle du cas précédent, l’effet sur l’équilibre de marché est le même : une baisse des prix et une augmentation des ventes de miches de pain. Le Graphique 4b présente les effets sur l’équilibre.

Augmentation de l’offre de miches de pain : plus d’entreprises entrent sur le marché.

Graphique 4b Augmentation de l’offre de miches de pain : plus d’entreprises entrent sur le marché.

© L’équipe CORE. L’économie. (CC BY-NC-ND 4.0)

De nouveau, la situation initiale est représentée par le point A, où les boulangeries vendent 5 000 miches de pain à 2 euros pièce. L’entrée de nouvelles entreprises déplace la courbe d’offre vers l’extérieur. Un plus grand nombre de miches de pain est à vendre pour chaque niveau de prix, de telle sorte que, au prix d’origine, il y aurait un excès d’offre. Le nouvel équilibre est au point B, caractérisé par un prix plus faible et plus de ventes de pains.

Il est peu probable que l’entrée de nouvelles entreprises sur le marché soit accueillie favorablement par les boulangeries existantes. Leurs coûts n’ont pas changé, mais le prix du marché a chuté à 1,75 euro, de telle sorte qu’elles réalisent moins de profits qu’auparavant.

Question 1 Choisissez la bonne réponse

Supposez qu’il y ait deux types différents de producteurs d’un certain bien dans un secteur où les entreprises sont preneuses de prix. Les courbes de coût marginal de ces deux types sont présentées ci-dessous :

Les entreprises de type A sont plus efficaces que celles de type B : par exemple, comme indiqué sur le graphique, pour une production de 20 unités, l’entreprise de type A a un coût marginal de 2 euros, alors que l’entreprise de type B a un coût marginal de 3 euros. Il y a 10 entreprises de type A et 8 entreprises de type B sur le marché. Laquelle de ces affirmations est correcte ?

© L’équipe CORE. L’économie. (CC BY-NC-ND 4.0)

  • Au prix de 2 euros, l’offre du marché est de 450 unités.
  • Au prix de 3 euros, l’offre du marché est de 510 unités.
  • Au prix de 2 euros, le coût marginal du marché associé à la production d’une unité supplémentaire du bien dépend du type de l’entreprise qui la produit.
  • En présence de plusieurs types d’entreprises, nous ne pouvons pas déterminer la courbe de coûts marginaux du marché.
  • Au prix de 2 euros, les entreprises de type A fournissent 20 unités et les entreprises de type B fournissent 15 unités. L’offre sur le marché est donc de (10 × 20) + (8 × 15) = 320.
  • Au prix de 3 euros, les entreprises de type A fournissent 35 unités et les entreprises de type B fournissent 20 unités. L’offre sur le marché est donc de (10 × 35) + (8 × 20) = 510.
  • Les deux types produiront au coût marginal de 2 euros. Le coût marginal du marché est donc de 2 euros, indépendamment du type d’entreprise produisant l’unité supplémentaire.
  • La courbe de coût marginal du marché correspond à la courbe d’offre du marché. Nous pouvons calculer la quantité fournie pour chaque niveau de prix, comme aux questions (a) et (b).