Glossaire d’examen

avantage comparatif
Un pays détient un avantage comparatif dans la production du bien, relativement aux autres pays, lorsqu’il profite soit du plus grand avantage absolu pour produire ce bien ou du plus faible désavantage absolu. Voir également : avantage absolu.
biens communs
Biens qui sont rivaux mais pas exclusifs.
capital humain
Le stock de connaissances, compétences, comportements et caractéristiques personnelles qui déterminent la productivité ou le revenu du travail d’un individu. Voir également : stock, capital naturel, capital physique, capital institutionnel.
capital institutionnel
Ensemble de lois et de coutumes sociales qui régissent des interactions entre des individus au sein d’une société. Voir également : stock, capital humain, capital naturel, capital physique.
capital naturel
Stock de ressources naturelles participant à la production économique et au bien-être des populations. Voir également : stock, capital humain, capital physique, capital institutionnel.
capital physique
Ensemble des biens durables utilisés durant plusieurs cycles de production. Voir également : stock, capital humain, capital naturel, capital institutionnel.
causalité
Une relation de cause à effet établissant qu’un changement dans cette variable produit un changement dans une autre variable. Voir également : corrélation, causalité inverse.
chômage
Une situation dans laquelle une personne qui a la capacité et la volonté de travailler n’est pas employée.
coefficient de corrélation (de Pearson)
Une mesure du degré d’association de deux variables et de leur tendance à prendre des valeurs similaires ou opposées. Il prend une valeur allant de 1, pour indiquer que les variables prennent des valeurs similaires (« sont positivement corrélées »), à -1, pour indiquer que les valeurs prennent des valeurs opposées (corrélation « négative » ou « inverse »). Une valeur de 1 ou -1 implique que la connaissance d’une valeur d’une des variables permet de prédire parfaitement la valeur de l’autre. Une valeur de 0 implique que la connaissance de la valeur d’une des variables ne donne aucune information sur la valeur de l’autre. Voir également : corrélation, causalité.
commerce intrafirme
Échange international de biens ou de services entre entreprises d’une même firme multinationale. Ce commerce entre filiales d’une même FMN est un commerce marchand, mais le prix des échanges n’est pas forcément un prix de marché. Voir également : firme multinationale.
compétitivité hors prix
Capacité d’une entreprise ou d’une économie à accroître ses parts de marché en affrontant la concurrence, obtenue indépendamment du niveau de prix, grâce aux caractéristiques des produits : leur qualité, leur degré d’innovation, leur service après-vente, leur image de marque, leur présentation, leur capacité à s’adapter à la demande, les délais de livraison… Voir également : compétitivité prix.
compétitivité prix
Capacité d’une entreprise ou d’une économie à accroître ses parts de marché en affrontant la concurrence, obtenue indépendamment du niveau de prix, grâce aux caractéristiques des produits : leur qualité, leur degré d’innovation, leur service après-vente, leur image de marque, leur présentation, leur capacité à s’adapter à la demande, les délais de livraison… Voir également : compétitivité hors prix.
corrélation
Une relation statistique dans laquelle la connaissance de la valeur d’une variable informe sur la valeur probable d’une autre variable, par exemple si des valeurs élevées de l’une sont souvent observées en même temps que des valeurs élevées de l’autre variable. Elle peut être positive ou négative (elle est négative quand des valeurs élevées d’une variable sont observées en même temps que des valeurs faibles de l’autre). Par exemple, quand il fait plus chaud, les achats de crème glacée sont plus élevés. La température et les ventes de crème glacée sont positivement corrélées. D’autre part, si les achats de boissons chaudes diminuent quand il fait plus chaud, nous considérons que la température et les ventes de boissons chaudes sont négativement corrélées. Voir également : causalité, coefficient de corrélation.
(côté) « demande »
Le côté d’un marché au sein duquel les participants sont disposés à offrir de l’argent afin d’acquérir un bien ou un service (par exemple, les consommateurs qui achètent du pain). Voir également : côté « offre ».
(côté) « offre »
Le côté d’un marché au sein duquel les participants sont disposés à offrir quelque chose en échange d’argent (par exemple, ceux qui vendent du pain). Voir également : côté « demande ».
crise économique
Au sens strict, point de retournement à la baisse de l’activité économique ou, au sens large, baisse de la production et de l’emploi, à ne pas confondre avec dépression (crise économique brutale et durable). Voir également : fluctuations économiques, dépression.
croissance endogène
Champ des sciences économiques contemporaines apparu dans les années 80, visant à élucider les choix des acteurs privés et publics qui déterminent la productivité globale des facteurs. Voir également : productivité globale des facteurs, progrès technique.
défaillance du marché
Lorsque les marchés allouent des ressources d’une manière qui n’est pas efficace.
déflation
Baisse du niveau général des prix (taux d’inflation négatif). Voir également : inflation, désinflation.
délocalisation
Réallocation d’une partie des activités d’une entreprise hors des frontières nationales. Elle peut avoir lieu au sein d’une entreprise multinationale ou impliquer l’externalisation de la production vers d’autres entreprises. Voir également : externalisation.
demande agrégée (ou globale)
Cela représente la somme totale de la demande (ou de la dépense) en biens et services produits dans l’économie. Voir également : consommation, investissement, dépense publique, exportations, importations.
dépression
Chute brutale et durable de la production et de l’emploi. Voir également : fluctuations économiques, crise économique.
désinflation
Moindre hausse du niveau général des prix (baisse du taux d’inflation), à ne pas confondre avec déflation (taux d’inflation négatif). Voir également : inflation, déflation.
dotation factorielle
Quantités respectives des facteurs de production (travail et différents types de capitaux) disponibles dans un pays donné et leur proportion.
droits de propriété
Protection légale de la propriété, qui inclut le droit d’en exclure l’usage à des tiers, la jouissance ou le droit de vendre le bien possédé. Voir également : institutions.
externalisation
Consiste pour une entreprise à confier à des sous-traitants (nationaux ou étrangers) la réalisation d’une partie de la production qui était jusque-là assurée par ses propres salariés. Ce peut être la comptabilité, la relation clients, la maintenance informatique, le marketing mais aussi toute autre étape du processus de production. Voir également : délocalisation.
externalités
Un effet positif ou négatif d’une production, d’une consommation ou d’une autre décision économique sur une autre personne ou des personnes et qui n’est pas spécifiée comme un avantage ou une responsabilité dans un contrat.
facteur capital
L’équipement, les bâtiments, les matières premières et les autres outils utilisés pour la production de biens et de services, y compris, le cas échéant, les brevets ou autres propriétés intellectuelles utilisés. Connu également sous le terme : biens d’équipement. Voir également : facteurs de production, facteur travail.
facteur travail
Main-d’œuvre utilisée dans le cadre de la production de biens ou de services. Voir également : facteurs de production, facteur capital.
firme multinationale
Entreprise qui possède ou contrôle au moins une unité de production à l’étranger. Ces unités de production sont des filiales de la société mère. Voir également : protectionnisme.
fluctuations économiques
Déviations du taux de croissance de l’économie par rapport au taux de long terme. Voir également : crise économique, dépression.
gains à l’échange
Bénéfice tiré de l’échange entre des acteurs économiques spécialisés (individus ou pays). Cette spécialisation permet de réaliser des gains de productivité donc de bénéficier d’une plus grande quantité de produits après l’échange.
indice de développement humain (IDH)
Indice pondéré considérant, avec le même poids, le niveau de vie (mesuré par le revenu national brut par habitant en parité de pouvoir d’achat), les connaissances (mesurées par la durée attendue et moyenne de scolarisation) et la santé (mesurée par l’espérance de vie à la naissance). Il varie entre 0 (développement humain faible) et 1 (développement humain très élevé).
inflation
Une hausse du niveau général des prix dans l’économie. Mesurée habituellement sur un an. Voir également : déflation, désinflation.
investissement
Dépense dans des biens d’équipement nouvellement produits (machines et équipements) et dans des bâtiments, y compris de nouveaux logements.
libre-échange
Politique économique qui préconise la libre circulation des biens produits et services au sein d’une même zone géographique et donc la suppression des barrières douanières (tarifaires et non tarifaires). Voir également : protectionnisme.
marché de quotas d’émission
Une politique via laquelle un nombre limité de permis à polluer sont délivrés, et peuvent être achetés et vendus sur un marché. Cela combine une limite sur les émissions en termes de quantités et une approche fondée sur les prix qui chiffre le coût de décisions néfastes pour l’environnement. Voir également : réglementation.
politique budgétaire
Changements des impôts ou de la dépense publique afin de stabiliser l’économie. Voir également : relance budgétaire, demande agrégée (ou globale).
politique monétaire
Actions de la banque centrale (ou du gouvernement) visant à influencer l’activité économique via des changements des taux d’intérêt ou des prix des actifs financiers. Voir également : taux d’intérêt nominal, taux d’intérêt réel.
productivité globale des facteurs (PGF)
Un indicateur de l’efficacité de la combinaison des facteurs de production, évaluée par le rapport entre la quantité produite et la quantité des facteurs de production utilisée. Elle est souvent utilisée par les économistes comme une mesure du progrès technique. Voir également : progrès technique.
produit intérieur brut (PIB)
Une mesure de la valeur marchande de la production de l’économie à une période donnée.
progrès technique
Un changement de technologie qui réduit la quantité de ressources (travail, machines, terres, énergie, temps) requises pour produire une quantité donnée de production. Voir également : productivité globale des facteurs.
protectionnisme
Mesures prises par un gouvernement pour protéger les industries nationales de la concurrence extérieure (généralement en réduisant le montant des importations dans l’économie, mais aussi parfois en soutenant les exportations). Elles peuvent prendre différentes formes (mesures tarifaires et non tarifaires). Voir également : libre-échange.
réglementation
Instruments qui visent des objectifs environnementaux en utilisant des interdictions, des plafonnements et des régulations.
risque d’expropriation
La probabilité qu’un bien soit retiré à son propriétaire par l’État ou un autre acteur.
soutenabilité
Mesure dans laquelle une activité peut être dans le futur de façon indéfinie. On dit qu’une activité est plus ou moins soutenable. L’analyse économique du développement durable distingue la soutenabilité forte, qui nécessite la préservation du capital naturel, de la soutenabilité faible, qui ne nécessite pas la préservation du capital naturel mais du stock total de capital (naturel, physique, humain et institutionnel). Voir également : capital naturel, capital physique, capital humain, capital institutionnel.
spécialisation
Processus par lequel un pays ou toute autre entité économique (des individus, des entreprises…) produit un ensemble de biens et services plus restreint que la gamme des marchandises qu’il consomme. Il lui faut donc acquérir par l’échange les biens et services qu’il ne produit pas lui-même.
taux de chômage
Le nombre de personnes au chômage rapporté à la population active totale. Voir également : population active, taux d’emploi.
taxation
Prélèvement obligatoire effectué par les administrations publiques constituant un coût supplémentaire pour le pollueur. Lorsqu’elle porte sur une activité polluante, elle constitue un coût supplémentaire pour le pollueur et donc une incitation à réduire sa pollution.
valeur ajoutée
Pour un processus de production, c’est la valeur de la production moins la valeur de tous les facteurs de production (appelés les biens intermédiaires). Les biens d’équipement et le travail utilisés dans la production ne sont pas des biens intermédiaires. La valeur ajoutée est égale aux profits avant impôt et aux salaires.